Point de vue du franchiseur ou de la tête de réseau :
AC Franchise : Pouvez-vous nous expliquer votre démarche de création d'EXIM ? Gérard Galiegue : J’ai créé le cabinet de diagnostic technique immobilier Ex’im nord picardie en 2002 et je me suis intéressé à la franchise dès 2003. Le point essentiel de ma démarche a été de m'entourer des personnes et organismes les plus compétents. Moi qui suis commercial, je devais m’entourer de techniciens, à l’inverse un entrepreneur qui serait technicien devrait s’entourer de commerciaux. En faisant le tour de ce qui existait sur le marché, je me suis également aperçu qu’Ex’im avait réussi à construire une qualité de services qui pouvait convenir aux besoins d'un réseau de franchise. En particulier nous pouvons nous vanter d’être informés sur les obligations légales concernant les diagnostics immobiliers.
AC Franchise : En quoi votre démarche qualité est-elle appréciée ? GG : J’ai rencontrér les dirigeants de l’Apave m’ayant permis d’entrer en contact notamment avec un assureur. Tous deux m'ont apporté conseil et soutien dans ma démarche. Il faut savoir qu’aujourd’hui les compagnies d’assurance sont très frileuses dans ce domaine car elles ont constaté que pour 1 euro de prime versée elles reversaient 4 euro en moyenne du fait de procédures mal respectées. Il est donc primordial que notre compagnie d'assurance reconnaisse notre rigueur. Ex'im a obtenu la certification QUALICERT et je suis devenu Président Fondateur de la FNDIC qui fédère l’ensemble de la profession. Je participe à l’observatoire ONDI qui est en relation directe avec le Ministère du Logement. Ensemble nous allons revoir les critères qui régissent l’exercice de notre métier.
AC Franchise : Pouvez-vous nous donner des précisions sur votre marché ? GG : Pour ce qui concerne les domaines d’intervention, nous avons les traditionnels diagnostics : amiante, Loi Carrez, plomb, études parasitaires, mais la liste des diagnostics immobiliers obligatoires ne cesse de s’allonger : gaz, électricité, risques naturels et technologiques, etc. Nous allons vers une harmonisation des procédures avec mise en place d’un document unique pour chaque immeuble. Notre métier devient une affaire de spécialistes devant un marché qui s’étend.
AC Franchise : Quels avantages offrez-vous aux franchisés ? GG : Un accompagnement à toutes les étapes, avec suivi et veille réglementaire. Je reviens sur notre centre de formation, ils peuvent bénéficier de la formation commerciale « efficial » mais aussi d’une formation informatique pour notre logiciel intégré et développé pour Ex’im. Par ailleurs nos franchisés sont en réseau, le contact est permanent. Nous nous sommes organisés en 5 régions, avec un animateur pour chacune. Dans chaque région sont créées des commissions sur des thèmes tels que l’informatique, la communication, les techniques… Pour chacune d’elle est nommé un chef de file. Tout ce maillage nous permet d’organiser de véritables concertations, ainsi pour l’utilisation du budget national de publicité nous allons travailler en fonction de leurs choix. Enfin nous avons un service achat qui négocie les prix pour leurs fournitures que ce soit en papeterie, matériel informatique ou matériel propre au métier. Nous avons même négocié pour eux la possibilité d’acquérir un véhicule Peugeot 206 pour 187 € par mois. En tant que franchiseur je continue par ailleurs mes contacts afin de leur faciliter le travail en région, ainsi Ex’im développement est référencé dans un certain nombre de sièges de Banques, nous sommes en relation avec les agences immobilières telles que Laforêt, j’ai rencontré récemment Guy Hoquet… Le but est d’assister nos franchisés en permanence et de leur procurer une offre clé en main.
AC Franchise : En échange quels sont les efforts que vous attendez du franchisé ? GG : Comme je le disais il doit savoir trouver son complément, un technicien s’il est commercial et réciproquement. Mais il doit aussi entrer dans les critères de QUALICERT, il est aidé en cela par le responsable technique d'Ex’im. Le droit d'entrée est de 23 000 €, avec 4 % de royalties et 0,50 pour la publicité nationale. En revanche l’investissement est très faible, un bureau peut suffire, il peut même travailler chez lui au départ.