Dans un secteur de la franchise souvent critiqué pour ses relations verticales entre franchiseurs et franchisés, le réseau dietplus fait figure d’exception avec son système de gouvernance collaborative. L’enseigne spécialisée dans le rééquilibrage alimentaire a développé un dispositif original qui place les franchisés les plus performants au cœur des décisions stratégiques du réseau. Le récent séminaire organisé à Ibiza avec quatre coachs d’exception – Pascale Frauel de Saverne, Patricia Goffart de Vendenheim, Erwan Monballieu-Tosches de Clouange et Benjamin Horsnyi de Bourgoin-Jallieu – illustre parfaitement cette philosophie managériale. Ce rassemblement du G4, groupe élitiste réunissant les franchisés aux meilleurs résultats, constitue la première étape d’un processus décisionnel démocratique qui transforme radicalement la relation entre tête de réseau et entrepreneurs affiliés. Pour les candidats à la franchise en quête d’un partenariat équilibré, ce modèle mérite une attention particulière.

dietplus G4 à Ibiza

Une architecture décisionnelle pyramidale inversée

Le système mis en place par Philippe Langohr, fondateur et président de dietplus, repose sur une logique d’innovation ascendante rarement observée dans l’univers de la franchise. Le processus débute avec l’ensemble des coachs du réseau qui peuvent soumettre leurs propositions d’amélioration, issues de leur expérience quotidienne sur le terrain.

Ces suggestions remontent ensuite vers le G4, composé de quatre franchisés sélectionnés annuellement parmi les plus performants. Durant un week-end de travail intensif, ce comité restreint analyse, débat et sélectionne une trentaine de propositions jugées prioritaires. Une règle garantit la diversité des perspectives : un coach ne peut siéger au G4 qu’une fois tous les cinq ans.

Les propositions retenues sont ensuite transmises au G10, regroupant les 10% de franchisés affichant les meilleures performances, qui procède à un vote final pour n’en retenir que dix destinées à une mise en œuvre concrète. Ce système à plusieurs filtres assure que seules les innovations véritablement pertinentes et plébiscitées par les meilleurs éléments du réseau soient déployées.

« Le fait de valider certaines demandes qui sont toutes faites par le réseau nous permet de collaborer et de construire l’avenir ensemble ».

Erwan Monballieu-Tosches, lauréat du prix de Performance commerciale au concours IREF

Des bénéfices concrets pour l’engagement et la performance

Au-delà de l’aspect démocratique, ce modèle génère des avantages tangibles pour la cohésion et l’efficacité du réseau. Le cadre choisi pour ces rencontres – une villa privée à Ibiza pour le G4, Barcelone pour le prochain G10 – favorise des échanges authentiques loin du formalisme habituel des réunions professionnelles.

« Chacun a pu parler librement de ses idées et de ses expériences sans aucun jugement et sans crainte des regards des autres ».

Patricia Goffart de Vendenheim

Benjamin Horsnyi de Bourgoin-Jallieu évoque quant à lui le sentiment d’exclusivité et de proximité avec la direction :

« Ce qui m’a le plus surpris, c’est le sentiment de se sentir un peu unique, d’être chouchouté ».

Benjamin Horsnyi

Cette gouvernance participative s’inscrit dans un dispositif plus large incluant comités pilote, régionales et convention annuelle, créant de multiples occasions pour les franchisés de contribuer aux orientations stratégiques. Pour les candidats à la franchise, ce modèle offre une perspective séduisante : celle de ne pas être un simple exécutant d’un concept figé, mais un véritable partenaire capable d’influencer l’évolution de son outil de travail et de son investissement.