Actualités des affairesLes clients veulent devenir de vrais consomm-acteurs, aussi le textile et l'habillement proposent-ils de nouvelles matières plus écologiques.
Le bio déjà avait fait son apparition pour la fabrication de fibres comme le coton, puis a semblé toucher le lin ou la soie. Ensuite est arrivée l'engouement pour le bambou, une plante naturelle, renouvelable, contrairement au bois, même si dans la plupart des cas il s'agissait en fait de viscose, et donc d'une fibre artificielle. Aujourd'hui nous arrivons au textile recyclé, réutilisé pour connaître une seconde vie dans l'habillement.
Le marketing se met en place, ainsi dans le dernier catalogue du Salon de tissus Première Vision étaient répertoriés près d'une vingtaine d'entreprises utilisant des fibres recyclées. Elles font bien de l'annoncer puisque l'intérêt pour ce type de produit est grandissant. Néanmoins il faut savoir que de tels procédés ne sont pas forcément nouveaux. L'effilochage en effet consiste depuis presque toujours à déchiqueter la matière grâce à un tambour à pointes, il en résulte des fibres courtes qui sont filées selon la technique du cardé, une technique ancestrale. Autrefois cela donnait plutôt une mauvaise image. L'effilochage donnait un aspect un peu rustique et tendait au boulochage.
Actuellement Les Filatures du Parc procèdent au défibrage de la matière, sans la briser. Cela permet de garder la longueur des fibres. L'opinion pense davantage aux bouteilles de plastique devenant des vêtements... Patagonia utilise ce procédé depuis les années 1990. Constatons néanmoins que depuis deux ans les industriels ont développé leur sensibilité écologique et surfent allégrement sur cette tendance, certains se contentant d'annoncer leurs matières comme recyclables...
Dominique Deslandes
Enseignes qui recrutent