Actualités des affairesIl s'agit, selon un rapport rendu récemment au gouvernement, d'un préalable nécessaire pour redresser le secteur et assurer son nouveau développement.
D'abord les professionnels du textile, dans leur propre intérêt, doivent arrêter de gémir et montrer au contraire tout ce qui marche, les innovations. Actuellement en effet le textile et l'habillement sont de véritables laboratoires d'idées. Depuis quelques années, les dirigeants de la filière sont à la fois inventifs et lucides, réactifs, modernes et capables de s'attaquer à la complexité de leur profession. Le tiers du secteur aurait déjà opéré sa mue et cumulerait aujourd'hui rentabilité et dynamisme. En parlant des réussites, il est possible d'attirer de nouveau l'intérêt des banques et des salariés.
La profession doit donc d'urgence, selon l'auteure du rapport, Clarisse Perotti-Reille, engager un travail structuré et collaboratif pour redresser son image de marque et assurer son rayonnement. Les pistes existent. Ainsi l'Union des industries textiles a déjà utilisé ce rapport et les messages positifs qu'il contient pour une conférence de presse dans le cadre de Première Vision. L'attention des médias doit être attirée pour faire passer ces messages.
D'autres pistes peuvent également être explorées comme l'organisation d'un forum réunissant toutes les composantes du secteur, ouvert à d'autres, artistes ou philosophes, financiers ou économistes. On envisage également la création de challenges de l'innovation par des étudiants, en partenariat avec des entreprises, la création d'un label éthique industrielle ou encore l'organisation d'un concours annuel des écoles de stylisme françaises. Enfin l'installation en 2008 de l'Institut Français de la Mode (IFM) aux Docks-en-Seine doit être l'opportunité de communiquer sur la modernité du secteur.
Dominique Deslandes
Enseignes qui recrutent