Actualités des affairesLe bon financement d'un projet de franchise est une des conditions de pérennité de la future entreprise. Voici un rapide récapitulatif des ressources financières adaptées aux besoins du créateur franchisé ou concessionnaire...
1) Les emplois : Il convient de bien les évaluer pour éviter de viser trop court pour les financer.
- Ils comprennent d'abord les frais d'établissement : honoraires de conseil juridique, de fiscaliste, de conseil en brevet, frais de constitution de l'entreprise, éventuellement frais de première publicité...
- Ensuite vous avez les investissements : par exemple, l'achat ou la construction d'un local, les frais d'installation, le droit d'entrée dans votre franchise, l'acquisition de machines, matériels, véhicules, ordinateurs, pas de porte ou droit au bail, etc.
- Puis vous devez financer les dépôts et cautionnements : par exemple les loyers versés en garantie pour le local.
- Au moment du lancement de votre activité vous avez aussi à déterminer le Besoin en fonds de roulement (BFR), c'est à dire le montant d 'argent utilisé en permanence, tant pour l'achat et la détention du stock nécessaire à tout moment pour que l'entreprise fonctionne correctement que pour accorder des délais de paiement. En effet, si l'entreprise doit avoir en permanence un choix important à proposer à sa clientèle, si elle doit travailler pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, avant de pouvoir émettre des factures, ou encore, si elle est obligée de consentir pour chaque vente un délai de paiement à son client, la notion de BFR prend une importance cruciale pour sa pérennité. Une sous-estimation du BFR ou un mauvais financement préalable de celui-ci entraînera des problèmes de trésorerie à court terme.
2) Les ressources : Vous devrez compter sur des ressources financières durables qui sont de deux ordres :
a) les capitaux propres, composés de ses apports personnels et de ceux de ses associés, ainsi que les primes ou subventions d'investissement éventuelles
b) et les emprunts à moyen ou long terme.
Les opérations de crédit-bail consistant à mettre à la disposition de l'entreprise le bien nécessaire à son activité sous forme d'une location, suppriment en apparence le besoin durable et la ressource financière nécessaire pour satisfaire ce besoin durable.
L'apport personnel est indispensable pour inspirer confiance aux tiers, en particulier lors d'une demande de crédit, et autofinancer certains besoins durables écartés par les banques : frais d'établissement, investissements incorporels autres que le fonds de commerce, 30 % du prix des investissements physiques, et souvent le Besoin en fonds de roulement.
Cet apport peut être constitué, au préalable, progressivement et pendant deux ans au minimum (jusqu'à 45 800 euros) en souscrivant, dans une banque, un Livret épargne entreprise (LEE), permettant ultérieurement de solliciter un prêt pour créer son entreprise. La Loi sur l'initiative économique permet désormais de retirer les fonds déposés avant 2 ans, sans perdre l'exonération d'impôt sur les intérêts acquis, s'ils sont utilisés dans les 6 mois au financement d'un projet de création ou de reprise d'entreprise par le titulaire du LEE, son conjoint, un ascendant ou descendant.
L'apport personnel peut également provenir d'un Plan d'Epargne en Actions (PEA) qui est un dispositif ouvert pour une durée minimale de 8 ans, permettant d'investir une partie de son épargne dans des titres d'entreprises cotées ou non. Les dividendes et plus-values sont exonérés d'impôt sur le revenu si aucun retrait du PEA n'est effectué avant 5 ans.
D'autres sources de financement sont exposées dans des articles complémentaires : aides, subventions, primes, prêts, crédits...
Dominique Deslandes
Enseignes qui recrutent